On se dit toujours que ce genre de merde n'arrive qu'aux autres, ceux qu'on ne connait pas. Et puis le jour où ca tombe sur un membre de la famille ou un proche, c'est dur.
Grande tristesse, sentiment de perte, d'abandon et d'injustice : la mort d'un proche bouleverse profondément. Chacun y réagit à sa façon. Il s'agit de quelque chose de très intime qui dépend du lien que l'on avait avec cette personne.
Au début, face à cette réalité trop dure à soutenir, on ne veut pas y croire. On se dit que c'est un mauvais cauchemar et que l'on va bientôt se réveiller. On est en état de choc : « Si seulement elle était juste partie faire un tour, si seulement elle pouvait revenir... ». On est encore habité par sa présence physique : on entend encore sa voix.
On se repasse en boucles le dernier moment où on l'a vu vivant, les dernières paroles que l'on s'est échangé. On se souvient de ce que l'on a vécu ensemble et on veut garder précieusement ces moments-là en mémoire. C'est ce qu'il nous reste de vivant d'elle. Le jour des funérailles ritualise la réalité de cette mort.
On peut éprouver des regrets et des remords : on se dit que l'on n'a pas assez « profiter de cette personne », qu'elle est partie trop tôt. On aurait aimé lui dire telle ou telle chose. On peut s'en vouloir de ne pas s'être rendu plus disponible, même si on a passé beaucoup de temps avec elle.
>> Je Sait ce qu'est le deuil et j'envie celui qui ne sait pas<<